<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Le blog du Canada</title><link>http://catherineb.canalblog.com/</link><description>Journal intime</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 16:15:52 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>L&#xe0;-bas,la mort vient comme une gu&#xea;pe</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/24/5705982.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/24/5705982.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5705982/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/24/5705982.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a quelque temps, j&apos;ai lu un article dans le &quot;Spiegel&quot; sur l&apos;au-del&#xe0;, la vie apr&#xe8;s la mort, l&apos;&#xe2;me et le corps, etc... D&apos;abord je trouve assez scandaleux qu&apos;un magazine plut&#xf4;t rationnel, intellectuel flirte avec ce th&#xe8;me raccoleur pour se faire &#xe9;ventuellement plus de lecteurs. Avec un titre comme : &quot;Pas de vie apr&#xe8;s la mort? Pas si s&#xfb;r!&quot;, comme le journal est normalement scientifique et rigoureux, on se dit, merde, ils ont trouv&#xe9; quelque chose! Or, &#xe9;videmment, pas du tout. Ce n&apos;est qu&apos;une compilation de tout ce que les diverses civilisations ont pu inventer depuis la nuit des temps pour se rassurer &#xe0; propos de notre disparition, plus les d&#xe9;clarations d&apos;un ou deux illumin&#xe9;s qui assurent qu&apos;ils ont vu &quot;qu&apos;y avait qu&#xe8;que chose&quot;. On ne discute pas de la foi. Soit. Mais la foi, je l&apos;ai pas et je serais bien en peine de faire semblant de l&apos;avoir. Je ne crois pas - malgr&#xe9; tout le plaisir que j&apos;en aurais - &#xe0; la survie de &quot;mon &#xe2;me&quot;. Je m&apos;&#xe9;nerve contre ces dichotomies &#xe2;me-corps-esprit, qui sont bien pratiques parfois pour expliquer certains &#xe9;tats dans lesquels on se trouve. Mais selon moi, s&#xe9;rieusement, mon cerveau ne marche que tant que mon estomac l&apos;alimente, tant que mon cœur pompe le sang, tant que ma respiration lui fournit l&apos;oxyg&#xe8;ne dont il a besoin. il a beau faire semblant de mener sa petite vie priv&#xe9;e l&#xe0;-haut, bien &#xe0; l&apos;abri sous son cr&#xe2;ne, je ne donne pas cher de lui si les autres cessent leur boulot. (Il doit y avoir une fable d&apos;Esope ou de la Fontaine &#xe0; ce propos?)&lt;br /&gt;Quant &#xe0; l&apos;&#xe2;me... j&apos;en parle pourtant parfois, aussi pour exprimer des &#xe9;tats (d&apos;&#xe2;me!) des sentiment qui semblent jaillir de nulle part, des trucs merveilleux qui vivent en moi, autour de moi, des paysages irr&#xe9;els, des mots &#xe9;tonnants, des histoires magnifiques dont je ne sais pas trop d&apos;o&#xf9; ils peuvent bien venir. &lt;br /&gt;Je suis d&apos;une admiration sans bornes pour tout ce qui peut sortir d&apos;un cerveau (quoiqu&apos;il puisse aussi former des choses extr&#xe8;mement noires). Mais quand l&apos;influx &#xe9;lectrique cessera d&apos;y passer, il ne sera plus que mati&#xe8;re, comme un ris de veau, une cervelle d&apos;agneau, un tas de neurones sans connections qui se d&#xe9;sagr&#xe8;geront bien vite, alors ne me parlez pas d&apos;une &#xe2;me qui s&apos;envolerait miraculeusement de mon corps &#xe0; ce moment-l&#xe0;! Elle n&apos;y habite que parce que j&apos;ai un corps. Il y a des influences r&#xe9;ciproques et perp&#xe9;tuelles entre mon corps et mon cerveau, mon corps pense aussi et me fournit toutes les infos possibles sur ce monde gr&#xe2;ce &#xe0; mes cinq sens qui ne cessent de l&apos;explorer. C&apos;est cela qui est magnifique, inexplicable, miraculeux. Pourquoi aller chercher plus loin?&lt;br /&gt;Je butte un peu lorsque j&apos;essaie de d&#xe9;finir ce que j&apos;entends par &#xe2;me. Catherine Pozzi a essay&#xe9; de la d&#xe9;finir scientifiquement, mais &#xe7;a ne m&apos;a gu&#xe8;re convaincue elle a appel&#xe9; &#xe7;a Peau d&apos;&#xe2;me). Cependant, je ne suis ni cart&#xe9;sienne ni totalement rationnaliste. je ressens de mani&#xe8;re tr&#xe8;s aig&#xfc;e le myst&#xe8;re que repr&#xe9;sente notre existence. Incompr&#xe9;hensible qu&apos;il y ait de la vie, des sensations, de la r&#xe9;flexion, des sentiments. Etonnement sur le monde. Incompr&#xe9;hensible et merveilleux. Question classique : pourquoi y a-t-il quelque chose plut&#xf4;t que rien? Et surtout pourquoi avons-nous la chance d&apos;en &#xea;tre t&#xe9;moins?&lt;br /&gt;Quand j&apos;&#xe9;tais petite, non, pas si petite, quinze ans? je m&apos;&#xe9;tonnais d&#xe9;j&#xe0;, me disant que j&apos;aurais pu na&#xee;tre caillou ou barreau de chaise, mais que j&apos;&#xe9;tais n&#xe9;e humaine, que mes mains touchaient, mes yeux voyaient et mes oreilles entendaient... et ma t&#xea;te malaxait tout cela sans r&#xe9;pit et s&apos;&#xe9;tonnait! Quelle chance! Quel hasard incroyable! Et le connard qui me dit que nos sens nous trompent, qu&apos;il aille au diable tout de suite ou qu&apos;on lui cr&#xe8;ve les yeux et les tympans, il verra si c&apos;est plus marrant sans nos&quot;sens qui nous trompent&quot;!&lt;br /&gt;Je suis aussi attach&#xe9;e &#xe0; mon corps qu&apos;&#xe0; mon esprit, et je trouve l&apos;id&#xe9;e de la mort, comme tout le monde, terrible &#xe0; accepter. Dans un livre qui vient de para&#xee;tre et dont parlait aussi le Spiegel dans le m&#xea;me dossier, un vieux monsieur italien parle avec son fils et dit qu&apos;il se r&#xe9;jouit de quitter bient&#xf4;t son corps, car celui-ci ne tient plus debout, est soumis &#xe0; l&apos;affront du temps, tombe en ruines. il le ressent plus comme une cage, une prison que comme une aide pour l&apos;esprit, qui lui, est rest&#xe9; intact, presque juv&#xe9;nile. Je peux tr&#xe8;s bien comprendre cette position aussi. Mais l&apos;esprit ne s&apos;envolera pas. Il disparaitra avec le corps. D&apos;ailleurs, &#xe7;a n&apos;a pas l&apos;air de l&apos;&#xe9;mouvoir outre-mesure. Quand on pense &#xe0; tout ce qui est mort depuis le d&#xe9;but du monde, ce dernier est un gigantesque cimeti&#xe8;re, nous dansons sur des os, dit-il... Donc, il consent &#xe0; retourner &#xe0; la mati&#xe8;re (pour moi, redevenir chaise ou caillou). Il consent, c&apos;est &#xe7;a le mot. Il existe peut-&#xea;tre un moment o&#xf9; l&apos;on consent, sans trop de regrets, quand on a bien v&#xe9;cu qu&apos;on a accompli beaucoup de choses, &#xe0; sa fa&#xe7;on, &#xe0; son degr&#xe9; propre, et on sent que &#xe7;a y est, que la cloche de la fin de la r&#xe9;cr&#xe9; a sonn&#xe9;, faut y aller, bon! Mais &#xe9;videmment, on n&apos;en est pas encore l&#xe0; tant qu&apos;on est en plein dans la vie et que le corps est en relativement bon &#xe9;tat de marche.&lt;br /&gt;Lu dans le &quot;Zeit&quot;, &#xe0; propos d&apos;un jeune soldat allemand revenu d&apos;Afganistan : &quot;L&#xe0;-bas, la mort vient comme une gu&#xea;pe.&quot;&lt;br /&gt;Il fait beau, tu bois ta bi&#xe8;re er bzzzzz, pique! Elle est tomb&#xe9;e sur toi. Pas le temps de consentir, tu tombes, c&apos;est tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, c&apos;est bien s&#xe9;rieux pour un dernier message avant d&#xe9;part en vacances, mais &#xe7;a tombe comme &#xe7;a...&#xc7;a ne veut pas dire que je suis triste, au contraire, je suis tr&#xe8;s contente d&apos;aller voir enfin l&#xe0;-bas s&apos;il fait un tout p&apos;tit peu plus chaud qu&apos;ici.&lt;br /&gt;C&apos;est un th&#xe8;me que je veux poursuivre, un jour ou l&apos;autre, en rapport avec un autre article &#xe0; propos de &quot;doping des corps, doping des cerveaux&quot;. Est-ce que par la science on peut am&#xe9;liorer nos performances psychiques, intellectuelles et ce que cela peut impliquer par rapport &#xe0; ce que nous pensons &#xea;tre nous-m&#xea;mes. C&apos;est un sujet qui me hante beaucoup en ce moment, mais je suis s&#xfb;re que j&apos;aurai aussi plein de belles choses &#xe0; raconter sur Monmaquis entre temps!&lt;br /&gt;Alors, &#xe0; bient&#xf4;t, mais peut-&#xea;tre seulement &#xe0; septembre, &#xe7;a d&#xe9;pendra de ma bienheureuse paresse estivale!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 24 Jul 2007 13:25:37 GMT</pubDate></item><item><title>Journ&#xe9;es d&apos;Amb&#xe9;rieu</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/17/5644305.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/17/5644305.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5644305/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/07/17/5644305.html</guid><description>&lt;p&gt;Comme Emma B., comme quand on revenait du bal &#xe0; quinze ans, des &#xe9;toiles plein les yeux, des histoires plein la t&#xea;te, des souvenirs, des nostalgies, des regrets d&apos;un pass&#xe9; encore si proche, o&#xf9; la vie ait pu &#xea;tre pour une soir&#xe9;e si riche, si palpitante, si &#xe9;tonnant. Et &#xe0; pr&#xe9;sent, tout &#xe9;tait fini, Cendrillon retirait ses bottines, la belle robe retournait sur son cintre et dans le silence revenu, la solitude &#xe9;tait &#xe9;trange, presque insupportable. Heureusement, y avait les copines qui avaient &#xe9;t&#xe9; t&#xe9;moins et avec qui on pouvait, gr&#xe2;ce &#xe0; la discussion, prolonger encore de quelques heures l&apos;illusion du vertige de la f&#xea;te. Bavardage joyeux de trois oiseaux rentr&#xe9;s dans la voli&#xe8;re apr&#xe8;s une escapade merveilleuse.&lt;br /&gt;La diff&#xe9;rence : &#xe0; quinze ans, quand le bal &#xe9;tait termin&#xe9;, on se parlait &#xe9;videmment des amoureux, des cavaliers qu&apos;on avait eus, de leurs m&#xe9;rites (ou d&#xe9;m&#xe9;rites) respectifs Oui, il &#xe9;tait beau, confirmait Nadine. Non, je n&apos;ai pas de rendez-vous, d&#xe9;plorait Sylvie. C&apos;&#xe9;tait Eros qui s&apos;&#xe9;veillait, au son des guitares, des accord&#xe9;ons et de la voix inoublable de Nono, le chanteur des Blue Boys.&lt;br /&gt;Je dirais qu&apos;en rentrant dAmb&#xe9;rieu, il s&apos;agit plut&#xf4;t d&apos;une sorte d&apos; &quot;Agape&quot; (par opposition &#xe0; Eros) qui me saisit chaque fois :une sorte de sentiment d&apos;amour universel, de proximit&#xe9; avec ceux que justement on appelle si souvent &quot;prochain&quot; et qui nous sont en fait dans la vie courante plut&#xf4;t &quot;lointains&quot;.&lt;br /&gt;Si peu de choses am&#xe8;res, m&#xe9;chantes &#xe0; dire quand on revient d&apos;Amb&#xe9;rieu, mais plein de choses &#xe0; m&#xe9;diter &#xe0; propos de toutes ces histoires qu&apos;on a crois&#xe9;es, toutes ces vies qu&apos;on a fr&#xf4;l&#xe9;es, un peu comprises, un peu partag&#xe9;es. Non, m&#xea;me en cherchant bien , je ne saurais que dire de m&#xe9;chant. Je pense &#xe0; ce th&#xe8;me : &#xea;tre m&#xe9;chant, acide, acerbe, ironique, pour faire l&apos;int&#xe9;ressante, pour piquer la curiosit&#xe9; des lecteurs. Ben non, j&apos;y arrive pas et j&apos;ai pas envie. Peut-&#xea;tre suis-je aveugle ou n&apos;y vois-je que d&apos;un œil?&lt;br /&gt;Je pense &#xe0; cela parce qu&apos;on a beaucoup parl&#xe9; d&apos;auto-censure. De choses dangereuses que certains mettraient dans leur blog afin d&apos;affronter la c&#xe9;l&#xe8;bre corne du taureau, voir si quelqu&apos;un de connu passe, se reconna&#xee;t, se rebiffe. Evidemment, on peut dire que je me censure parce que je ne marque jamais je crois (?) X m&apos;emmerde, m&#xea;me si &#xe7;a arrive vraiment que X m&apos;emmerde!. Mais c&apos;est pas &#xe7;a que j&apos;ai envie de communiquer. Et tant pis si je perds une occasion de faire rire tout le monde...&lt;br /&gt;C. a &#xe9;crit &#xe0; mon propos : elle recherche l&apos;harmonie. C&apos;est sans doute un peu vrai, pourtant j&apos;ai appris &#xe0; ne plus me laisser marcher sur les pieds, j&apos;&#xe9;vite si possible les affrontements directs, je pr&#xe9;f&#xe8;re d&#xe9;samorcer, mais quand j&apos;&#xe9;clate, j&apos;&#xe9;clate et certains se sont retrouv&#xe9;s bien &#xe9;tonn&#xe9;s quand c&apos;est arriv&#xe9;.&lt;br /&gt;Comme Mr Darcy : &quot;One could call me resentful. I cannot easily forget the follies of others. My good opinion, once lost, is lost forever.&quot; Mais dans ce cas-l&#xe0;, j&apos;&#xe9;vite ensuite de fr&#xe9;quenter la personne.&lt;br /&gt;Comme je d&#xe9;rive!&lt;br /&gt;Tu n&apos;as rien vu &#xe0; Amb&#xe9;rieu?&lt;br /&gt;Si, j&apos;ai vu des femmes qui ont &#xe9;crit de beaux textes &#xe0; partir des tableaux que je leur avais propos&#xe9;s (Noces paysannes de Brueghel, Benedicit&#xe9; de Chardin) ou dans l&apos;atelier auquel j&apos;ai moi-m&#xea;me particip&#xe9; &#xe0; propos du r&#xf4;le de la m&#xe8;re nourrici&#xe8;re, dans ce que cela peut avoir de positif ou de mena&#xe7;ant. (Je me suis rendu compte alors comment j&apos;avais oubli&#xe9; que ma propre m&#xe8;re ne savait gu&#xe8;re exprimer d&apos;amour que par sa fonction nourrrici&#xe8;re)&lt;br /&gt;J&apos;ai mang&#xe9; des g&#xe2;teaux supercallifragillistiquexp&#xe9;did&#xe9;licieux. Le th&#xe8;me des rencontres &#xe9;tait :nourritures, et &#xe7;a, je le savais d&#xe9;j&#xe0; que je suis une incroyable gourmande!&lt;br /&gt;On a bien ri, blagu&#xe9; et discut&#xe9; avec C. , M. et D., l&apos;homme qui nous a v&#xe9;hicul&#xe9;es avec tant de gentillesse chaque jour de l&apos;h&#xf4;tel &#xe0; l&apos;Espace 1500 et vice versa. Et puis, et puis, et puis, tous les petits morceaux de conversation que je garderai pour moi (ah, ah, ah, censure!) anodins, amicaux, tendres, profonds, dr&#xf4;les, tristes, int&#xe9;ressants.... tout &#xe7;a, comme apr&#xe8;s le bal des quinze ans reste &#xe0; repenser, se retriture pendant des jours encore bien apr&#xe8;s que les flonflons du bal se sont &#xe9;teints. des nouvelles id&#xe9;es, un nouvel &#xe9;lan, une nouvelle envie de continuer encore ce travail d&apos;&#xe9;cureuil qui ramasse ses noix d&apos;&#xe9;criture et qui les cache un peu partout pour des jours de disettes &#xe9;ventuelles. M&#xea;me si des fois, il oublie o&#xf9; il les a cach&#xe9;es, &#xe7;a ne fait rien, &#xe0; la place oubli&#xe9;e poussera un bel arbre!&lt;br /&gt;Encore une semaine avant le d&#xe9;part estival pour Monmaquis. J&apos;essaierai de donner des nouvelles encore une fois, parce qu&apos;apr&#xe8;s ce sera sans doute r&#xe9;gime sans internet pendant quelques temps...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 17 Jul 2007 19:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Au lecteur d&apos;Estonie</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/30/5473870.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/30/5473870.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5473870/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/30/5473870.html</guid><description>&lt;p&gt;Le 26 juin, l&apos;automne est d&#xe9;j&#xe0; revenu. On trouve des champignons, l&apos;air est froid, on a envie de manger de la soupe. Ya plus d&apos;saisons, ma brave dame...&lt;br /&gt;Le dernier num&#xe9;ro de La Faute &#xe0; Rousseau &#xe9;tait donc consacr&#xe9; &#xe0; Internet et moi, ou moi et Internet... j&apos;y ai lu avec int&#xe9;r&#xea;t tout ce qui concerne le blog. Beaucoup des gens &#xe9;crivant des blogs se font plus ou moins les m&#xea;mes r&#xe9;flexions que moi, en ce qui concerne l&apos;intimit&#xe9;, l&apos;exposition de soi, les lecteurs potentiels, connus ou inconnus...&lt;br /&gt;Pour moi, le blog n&apos;a jamais &#xe9;t&#xe9; destin&#xe9; &#xe0; &#xea;tre anonyme. J&apos;avais d&#xe9;cid&#xe9; de le commencer en partant au Canada, for the fun of it et pour voir si j&apos;&#xe9;tais cap de le faire, mais aussi pour donner des nouvelles &#xe0; un certain nombre de personnes connues &#xe0; qui j&apos;avais communiqu&#xe9; d&#xe8;s le d&#xe9;but mon adresse. Mais &#xe0; part Tiggerdan qui a communiqu&#xe9; avec moi pendant tout le temps du voyage, les gens &quot;connus&quot; n&apos;ont presque pas r&#xe9;agi. Peut-&#xea;tre que j&apos;emmerde le monde? Je comptais sur une sote d&apos;&apos;interactivit&#xe9;, de feedback. Mais Tiggerdan sugg&#xe8;re que c&apos;est parce que la plupart des gens ne sont pas parfaitement &#xe0; l&apos;aise avec ce m&#xe9;dia. (Mais moi non plus, en fait!). Parfois, des inconnus se manifestent pour dire qu&apos;ils partagent tel ou tel point de vue. &#xc7;a fait plaisir. Par contre, les &quot;connus&quot; veulent bien prendre connaissance de ce qu&apos;on dit, mais eux n&apos;ont aucune envie de s&apos;&#xe9;taler sur le net, ce qui est apr&#xe8;s tout leur droit le plus strict! &lt;br /&gt;Peut-&#xea;tre un probl&#xe8;me de temps et de priorit&#xe9; aussi; &#xe7;a prend du temps, d&apos;&#xe8;crire. Je le fais parce que pour moi, &#xe9;crire n&apos;est jamais du temps perdu, plut&#xf4;t du temps gagn&#xe9;, mais l&#xe0; aussi je con&#xe7;ois que l&apos;on puisse penser autrement.&lt;br /&gt;De toutes les modalit&#xe9;s possibles pour utiliser le Net, c&apos;&#xe9;tait celle qui me convenait le mieux (ainsi que les courriels, &#xe9;videmment), pas le tchat, pas le forum, mais la continuation du journal sous une autre forme. Car dans le blog on doit apprendre &#xe0; penser davantage au lecteur potentiel. Composer une entr&#xe9;e, me demander ensuite, au moment de choisir un titre de quoi ai-je voulu parler? Ce que je n&apos;ai pas &#xe0; faire dans le journal, je me comprends, ou alors , plus tard, me relisant, je me surprends! C&apos;est moins bric &#xe0; brac, plus construit. Mais les deux modes d&apos;expression ne s&apos;excluent jamais.&lt;br /&gt;Il n&apos;y a pas tr&#xe8;s longtemps que je sais en retour espionner mes lecteurs en cliquant sur statistiques. &#xc7;a me laisse parfois tout &#xe9;tonn&#xe9;e : combien de lecteurs par jour, combien sont revenus plusieurs fois, combien de passants sans retour. En fait internet est un grand mouchard!&lt;br /&gt;Depuis que je suis rentr&#xe9;e du Canada, je n&apos;&#xe9;cris plus beaucoup, juste une ou deux fois par mois, pour ne pas &quot;ressasser&quot;, justement, car la vie quotidienne n&apos;offre pas tant de moments int&#xe9;ressants et aussi parce que le temps manque. (A propos, J. et moi, on essaie &#xe0; nouveau de trouver un moyen de s&apos;&#xe9;vader, et donc il se pourrait qu&apos;il y ait un nouveau blog d&apos;Australie... ou de France un de ces quatre)&lt;br /&gt;Et pourtant, fid&#xe9;lement, &#xe9;trangement, inexpliquablement chaque jour apporte son lot de lecteurs qui atterrissent sur ces pages. Comment les ont-ils trouv&#xe9;es? Il y a une rubrique mots-cl&#xe9;s par lesquels certains arrivent. &#xc7;a, je suis encore trop nulle pour en comprendre le fonctionnement, mais je trouve &#xe7;a assez vertigineux comme id&#xe9;e.&lt;br /&gt;Et le plus dr&#xf4;le, c&apos;est le classement par pays, la plupart des lecteurs viennent de France, d&apos;Allemagne et du Canada, c&apos;est logique, mais aussi Belgique, MarocEtats-Unis, etc. Et un/une lecteur/trice d&apos;Estonie. &#xc7;a me rend toute r&#xea;veuse.&lt;br /&gt;Lecteur/trice d&apos;Estonie, je te salue, te remercie de ta visite et je te d&#xe9;die ces quelques lignes!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 30 Jun 2007 14:34:40 GMT</pubDate></item><item><title>Abbraccio d&apos;Italia!</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/21/5377247.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/21/5377247.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5377247/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/21/5377247.html</guid><description>&lt;p&gt;De Nice vers l&apos;Italie&lt;br /&gt;Tout le trajet sur cette autoroute &#xe0; montagnes, &#xe0; tournants, &#xe0; viaducs et &#xe0; tunnels s&apos;est effectu&#xe9; sous la flotte, mais en arrivant &#xe0; Massa, il y avait un tout petit carr&#xe9; bleu, et &#xe0; l&apos;horizon, le ciel tout noir, mena&#xe7;ant du prochain orage.&lt;br /&gt;De G&#xea;nes, j&apos;ai envoy&#xe9; un texto &#xe0; S. : On arrive! et elle a r&#xe9;pondu OK, on pr&#xe9;pare les p&#xe2;tes!&lt;br /&gt;Arriv&#xe9;s &#xe0; Massa, on a trouv&#xe9; facilement sa maison. Un copain &#xe0; elle, R. qui l&apos;aide &#xe0; r&#xe9;aliser ses sculptures, est aussi un g&#xe9;nial cuisinier. C&apos;est lui qui avait pr&#xe9;par&#xe9; la pasta avec une sauce doucement piment&#xe9;e aux fruits de mer, puis un filet de poisson &#xe0; la sauce moutarde et une salade. On a d&#xe9;gust&#xe9; tout &#xe7;a avec du bon vin blanc, tandis que le xi&#xe8;me orage se d&#xe9;versait sur Massa.&lt;br /&gt;Le soir, S. nous a emmen&#xe9;s &#xe0; Serravezza, un village o&#xf9; se trouve une ancienne scierie de marbre dans laquelle s&apos;est install&#xe9; un couple de sculpteurs qui ont aussi une immense galerie dans les sous-sols. C`&#xe9;tait le dernier jour d&apos;une exposition collective dont le th&#xe8;me &#xe9;tait &quot;&#xe9;rotisme et nourriture&quot; (&#xe0; l&apos;APA on n&apos;a pas os&#xe9;, ce sera seulement &quot;nourritures&quot; en juillet!) et donc cela se terminait par une f&#xea;te. Chacun avait amen&#xe9; &#xe0; manger et &#xe0; boire, des Argentins experts faisaient r&#xf4;tir de la viande sous une grande b&#xe2;che. Il y avait des performances, dont une effectivement particuli&#xe8;rement &#xe9;rotique, dans l&apos;atelier, dans la galerie en arcades au sous-sol, beaucoup de monde, des chiens et des enfants qui couraient partout. Seule ombre au tableau, apr&#xe8;s l&apos;orage, le temps &#xe9;tait frais et couvert, avec quelques petites gouttes de temps &#xe0; autres et je grelottais de froid dans mes petites chaussures et ma petite veste.&lt;br /&gt;Heureusement, un orchestre rock s&apos;est install&#xe9; dans l&apos;atelier de d&#xe9;coupe du marbre, et bien qu&apos;un peu crev&#xe9;s, on s&apos;est mis &#xe0; danser avec enthousiasme sur I can&apos;t get no satisfaction et autres succ&#xe8;s d&apos;un autre &#xe2;ge, de notre &#xe2;ge!&lt;br /&gt;Le lendemain S: nous a emmen&#xe9;s faire un tour pour d&#xe9;couvrir sa r&#xe9;gion, c&apos;est &#xe0; dire la r&#xe9;gion du marbre de Carrare. De loin, ces montagnes blanches aux formes bizarres ont l&apos;air recouvertes de neige. De pr&#xe8;s, les d&#xe9;coupes g&#xe9;om&#xe9;triques dans le marbre blanc les transforment en paysages, en villes, en chateaux oniriques. On a d&apos;abord visit&#xe9; les carri&#xe8;res ext&#xe9;rieures. (C&apos;&#xe9;tait dimanche, ils ne travaillaient pas) Puis ces cavernes carr&#xe9;es gigantesques qui ressemblent &#xe0; des cath&#xe9;drales taill&#xe9;es &#xe0; m&#xea;me la terre. On y est &#xe0; peine haut comme la roue d&apos;une pelleteuse qui elle-m&#xea;me semble un jouet miniature dans cet environnement. Les boutiques qui vendent des souvenirs, c&apos;est &quot;Oberammergau en marbre&quot; dit J.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s, on est mont&#xe9;s tr&#xe8;s haut dans les montagnes qui dominaient certaines de ces carri&#xe8;res, avec des vues magnifiques et lointaines, des silences et des cris d&apos;oiseaux, un vieux berger qui ramasse des champignons, des sentiers de randonn&#xe9;es qui serpentent au-del&#xe0; des carri&#xe8;res blanches, b&#xe9;antes...&lt;br /&gt;Ensuite, visite d&apos;un vieux village perch&#xe9;, Fosdinovo, o&#xf9; on a pris une bi&#xe8;re et S. a voulu nous faire voir aussi un peu la c&#xf4;te, du c&#xf4;t&#xe9; de Lerici, La Spezia et Porto Venere. C&#xf4;tes escarp&#xe9;es, d&#xe9;coup&#xe9;es qui plongent &#xe0; pic dans la mer bleu pur, puis descente &#xe0; pied vers Punta Bianca, tout pr&#xe8;s du bord de l&apos;eau o&#xf9; l&apos;on s&apos;assied un moment pour regarder le soleil descendre dans la mer.&lt;br /&gt;Le lendemain S. avait du travail, une sculpture &#xe0; terminer, alors on s&apos;est balad&#xe9;s seuls, d&apos;abord dans le centre de Carrare, jolies rues, jolies places, belle cath&#xe9;drale, mais tout autour vrombissent sans cesse les camions qui transportent vers le port ces &#xe9;normes blocs blancs qui me font penser &#xe0; des mottes de beurre. Il para&#xee;t que Carrare est le berceau de l&apos;anarchisme italien (c&apos;est vrai, j&apos;ai vu plein d&apos;affiches anarchistes partout!), que les travailleurs du marbre sont super organis&#xe9;s, qu&apos;ils se font respecter et bien payer pour leur travail extr&#xe9;ment dangeureux. Ville sympathique.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s, comme il faisait beau, on a voulu voir la mer &#xe0; Marina di Pietrasanta, qui est un village de fonderie de bronze. &lt;br /&gt;Nouvel obstacle &#xe0; mes envies de mer: les plages payantes! Dix ou vingt euros pour avoir droit &#xe0; un parasol, deux chaises longues et une piscine, non merci, je suis pas venue pour &#xe7;a!&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s moult interrogations et recherches, on finit par trouver la &quot;free Beach&quot; qui fait 25 m&#xe8;tres de large et o&#xf9; s&apos;entassent les touristes allemands et autres qui n&apos;ont pas l&apos;habitude de payer pour aller &#xe0; la mer. &#xc7;a me rappelle les rives du Saint-Laurent. Mais les Italiens ont l&apos;air de trouver &#xe7;a normal, ces kilom&#xe8;tres de chaises longues align&#xe9;es comme des petits soldats.&lt;br /&gt;Cependant, j&apos;ai enfin pu me baigner et j&apos;en ai bien profit&#xe9;, ensuite on a visit&#xe9; le centre de Pietrasanta, on a bu une bi&#xe8;re en regardant la jolie place, l&apos;&#xe9;glise et son campanile de briques rouges. Les places italiennes donnent toujours un sentiment fantastique de grand espace g&#xe9;n&#xe9;reux, m&#xea;me si tout est petit autour.&lt;br /&gt;On est rentr&#xe9;s tard, S. aussi, elle avait des probl&#xe8;mes avec sa sculpture, et le lendemain midi nous avons repris la route pour rentrer chez nous. Petite halte &#xe0; Menton entre deux averses, un beau rayon de soleil, et hop, je replonge dans la mer!&lt;br /&gt;Et puis il restait quatre jours tranquilles dans Monmaquis, dont une journ&#xe9;e superbe de balades et de baignades avec M. et L.&lt;br /&gt;La chatte est encore enceinte, on ne sait pas ce qu&apos;elle a fait de sa premi&#xe8;re port&#xe9;e. Le rouge-queue en est &#xe9;galement &#xe0; sa deuxi&#xe8;me couv&#xe9;e, squatte l&apos;atelier de J. er rousp&#xe8;te &#xe0; chaque fois qu&apos;on y entre. La huppe a fait son nid en dessous de la terrasse des Danois, on l&apos;observe &#xe0; la jumelle, un joli chapeau sur la t&#xea;te, un long bec pointu, et ray&#xe9;e comme un z&#xe8;bre.&lt;br /&gt;Tous les soirs, les martinets jouent au Quidditch comme Harry Potter au ras de notre balcon en poussant des cris de joie. C&apos;est fou le temps qu&apos;on passe l&#xe0;-bas &#xe0; observer tout ce qui vole.&lt;br /&gt;Et voil&#xe0;. On est m&#xea;me rest&#xe9;s une journ&#xe9;e de plus parce qu&apos;il faisait enfin beau comme en &#xe9;t&#xe9;, journ&#xe9;e pass&#xe9;e au bord de l&apos;eau du Luech et on a pu r&#xe9;cup&#xe9;rer S. &#xe0; Grenoble en repartant le dimanche.&lt;br /&gt;Ici, &#xe7;a continue, le r&#xe9;gime orage. Le jardin prend des allures de jungle, les courgettes sont g&#xe9;antes et les framboises sucr&#xe9;es malgr&#xe9; la flotte. Je travaille, un peu, beaucoup. Je pr&#xe9;pare l&apos;universit&#xe9; d&apos;&#xe8;t&#xe9; qui aura pour th&#xe8;me &quot;la France et ses jeunes&quot;. Pour contre balancer, j&apos;ai envie de proposer pour l&apos;ann&#xe9;e suivante &quot;La France et ses vieux&quot;. Je lis la Faute A Rousseau qui vient juste d&apos;arriver et qui parle d&apos;&quot;&apos;Internet et moi&quot; ou &quot;moi et Internet&quot;. &#xc7;a m&apos;inpire des commentaires. &lt;br /&gt;Mais ce sera pour une autre fois...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 21 Jun 2007 14:41:44 GMT</pubDate></item><item><title>Des nouvelles du Sud</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/13/5288310.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/13/5288310.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5288310/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/06/13/5288310.html</guid><description>&lt;p&gt;D&#xe9;j&#xe0; le 13 juin!&lt;br /&gt;On a eu de belles vacances malgr&#xe9; le temps pourri et les orages si fr&#xe9;quents. D&apos;abord la Pentec&#xf4;te dans Monmaquis tranquille, on a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;cout&#xe9; les jeunes de M. qui faisaient de la Country-music et on a m&#xea;me dans&#xe9; sur les accords de Fowlsom Prison du bon vieux Johnny Cash. Quelques balades aussi pour se remettre en forme et inspecter nos rivi&#xe8;res qui sont en train de se regonfler &#xe0; vue d&apos;oeil, avec toutes ces pluies violentes de mai et de juin. Ensuite d&#xe9;part pour B. (pr&#xe8;s de Nice) avec, bien ancr&#xe9; dans ma t&#xea;te, le sentiment que l&#xe0;-bas, forc&#xe9;ment, il fait beau et chaud, donc j&apos;emm&#xe8;ne mes petites robes, jupes, t-shirts, etc. Mais &#xe0; peine arriv&#xe9;s &#xe0; Nice, l&apos;horizon noircit, les gouttes tombent et &#xe7;a va s&apos;amplifiant jusqu&apos;&#xe0; B. o&#xf9; arriv&#xe9;s vers deux heures, on ne sait trop quoi faire. On a pass&#xe9; l&#xe0; beaucoup de vacances autrefois, quand S. &#xe9;tait petite. Village perch&#xe9;, jolis caf&#xe9;s, petites placettes, mais tout &#xe7;a sous une pluis tr&#xe8;s insistante, c&apos;est beaucoup moins dr&#xf4;le. Pour s&apos;occuper, on se rend &#xe0; Saint Paul de Vence mais il pleut toujours &#xe0; seaux et j&apos;ai les basquettes tremp&#xe9;es... alors J. se souvient de la miraculeuse recette qu&#xe9;b&#xe9;coise: des sacs plastiques dans les chaussures! Je n&apos;ai pas de parapluie, pas d&apos;imper, juste une petite veste en cuir et une casquette, mais au moins, j&apos;ai les pieds au sec.&lt;br /&gt;Comme il est d&#xe9;j&#xe0; 5 heures, on ne visitera pas la fondation Maeght qui ferme &#xe0; 6 heures, mais une belle galerie avoisinante o&#xf9; on se fait s&#xe9;cher en regardant les oeuvres. Vers six heures, la pluie s&apos;arr&#xea;te presque, on marche vers le village et J. est &#xe9;coeur&#xe9; par &quot;l&apos;art&quot; bidon et le caract&#xe8;re de mauvais mus&#xe9;e de ce pauvre petit village. Plus tard, L. qui habite &#xe0; B. dit que le souci premier de l&apos;&#xe9;quipe municipale de B.(dont fait partie son mari) c&apos;est de tout faire pour ne pas ressembler &#xe0; Saint Paul, l&apos;exemple typique &#xe0; ne pas suivre, mais que c&apos;est un combat de toutes les heures, parce que les boutiques de saloperies, y a que &#xe7;a qui rapporte et c&apos;est tr&#xe8;s difficile de garder un boucher, un boulanger, une &#xe9;picerie pour que ce village reste encore un village.&lt;br /&gt;Vu le temps, on h&#xe9;sitait entre l&apos;h&#xf4;tel Formule un et le camping, mais comme il s&apos;&#xe9;tait arr&#xea;t&#xe9; de pleuvoir on est all&#xe9; au camping pr&#xe8;s de la mer, on a mont&#xe9; la tente, on a mang&#xe9; une pizza dans le vieux village, et dans la nuit il y a eu un petit orage et beaucoup de pluie.&lt;br /&gt;Le lendemain matin, visite de la plage aux galets. La mer &#xe9;tait tr&#xe8;s agit&#xe9;e et c&apos;est seulement parce que j&apos;&#xe9;tais tr&#xe8;s affam&#xe9;e de mer que je me suis jet&#xe9;e dans les vagues et pas pour longtemps car c&apos;&#xe9;tait bien frisquet.&lt;br /&gt;L&apos;apr&#xe8;s-midi, on a retrouv&#xe9; L. qu&apos;on avait pas vue depuis longtemps, alors plein de choses &#xe0; raconter, &#xe9;videmment. Elle nous a emmen&#xe9;s faire une petite balade dans un endroit non constructible au dessus de B., tr&#xe8;s sauvage et d&apos;o&#xf9; l&apos;on d&#xe9;couvre, la mer d&apos;un c&#xf4;t&#xe9; et les Alpes de l&apos;autre (quand il n&apos;y a pas de nuages) &#xc7;a m&apos;a r&#xe9;concili&#xe9;e un peu avec la r&#xe9;gion, mais sinon, vivre dans un tel labyrinthe, &#xe9;touff&#xe9; de bagnoles et de constructions partout, M&#xe9;dit&#xe9;rann&#xe9;e ou pas, je me demande si &#xe7;a vaut encore le coup. Dans les ann&#xe9;es 80, c&apos;&#xe9;tait encore supportable, on pouvait faire du v&#xe9;lo, trouver des petits bouts de routes dans des for&#xea;ts de ch&#xea;nes verts... mais l&#xe0;, on a l&apos;impression qu&apos;il n&apos;y a plus un pouce de terrain libre. Le soir on est all&#xe9;s boire une bi&#xe8;re au pub, &#xe7;a nous a rappel&#xe9; nos ann&#xe9;es communes d&apos;Angleterre.&lt;br /&gt;Le lendemain matin, le soleil &#xe9;tait radieux, on a d&#xe9;jeun&#xe9; sur la terrasse, puis on est partis pour l&apos;Italie, et on n&apos;avait pas fait 20 kilom&#xe8;tres que la pluie recommen&#xe7;ait &#xe0; tomber!&lt;br /&gt;Tiens, &#xe7;a me fait plaisir de raconter des histoires de voyages comme &#xe7;a, &#xe7;a fait tellement longtemps que ce n&apos;est plus arriv&#xe9;, &#xe7;a me rappelle le Qu&#xe9;bec, les pieds mouill&#xe9;s, les orages, le camping, ah, je referais bien une r&#xe9;sidence d&apos;artistes dans les temps prochains !&lt;br /&gt;En attendant, je garde l&apos;Italie pour pour la prochaine fois!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 13 Jun 2007 14:26:51 GMT</pubDate></item><item><title>On ne parle pas le francophone</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/05/15/4961304.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/05/15/4961304.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4961304/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/05/15/4961304.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a deux semaines j&apos;&#xe9;tais partie faire du v&#xe9;lo dans une belle vall&#xe9;e du Schwarzwald dont je ne connaissais pas le nom, &#xe0; une douzaine de kms de F. Je m&apos;&#xe9;tais assise sous un arbre un moment pour bouquiner et me reposer, puis quand j&apos;ai voulu repartir j&apos;ai constat&#xe9; que mon pneu avant &#xe9;tait compl&#xe8;tement &#xe0; plat. Comme je n&apos;avais m&#xea;me pas de pompe, j&apos;ai demand&#xe9; dans la ferme la plus proche s&apos;ils en avaient une, mais la fermi&#xe8;re a vu tout de suite qu&apos;une pompe ne suffirait pas, qu&apos;il y avait un gros trou et que l&apos;air sifflait en sortant quand on essayait de regonfler. Elle a appel&#xe9; son fils qui a d&#xe9;mont&#xe9; la roue, sorti la chambre &#xe0; air, coll&#xe9; une rustine, tout remont&#xe9;, mais &#xe7;a sifflait toujours. Ils ont essay&#xe9; de changer la valve, ils ont cherch&#xe9; d&apos;autres trous en plongeant la chambre &#xe0; air dans un abreuvoir. Visiblement c&apos;&#xe9;tait plein de trous partout et donc rien &#xe0; faire pour repartir. Tout cela avait bien pris plus d&apos;une heure et il commen&#xe7;ait &#xe0; se faire tard. Par un hasard heureux j&apos;avais emport&#xe9; mon portable, ce que je ne fais jamais d&apos;habitude et j&apos;ai pu envoyer un texto &#xe0; S. : &quot;Pneu crev&#xe9;, appelle-moi!&quot; Elle m&apos;a rappel&#xe9;, puis alert&#xe9; J. qui &#xe9;tait dans son atelier pour qu&apos;ils viennent me chercher, mais je ne savais pas o&#xf9; j&apos;&#xe9;tais. La fermi&#xe8;re me l&apos;a expliqu&#xe9;, et aussi par o&#xf9; il fallait passer, car les chemins que l&apos;on prend &#xe0; v&#xe9;lo ne sont pas les m&#xea;mes que les routes des voitures. J&apos;ai transmis &#xe0; S. qui a transmis &#xe0; J. et finalement ils m&apos;ont trouv&#xe9;e dans ma vall&#xe9;e perdue, et on a &#xe9;t&#xe9; boire un pot sur une belle terrasse ensoleill&#xe9;e. Les gens de la ferme &#xe9;taient incroyablement gentils, serviables. Pendant que j&apos;attendais, le fils avait fini par dire : Oh finalement, j&apos;aurais pu vous raccompagner &#xe0; F.! Le temps &#xe9;tait magnifique, la vall&#xe9;e toute belle, toute verte et toute fleurie. La belle-fille de la fermi&#xe8;re et son petit gar&#xe7;on arrosaient les fleurs. Elle m&apos;a donn&#xe9; un verre d&apos;eau min&#xe9;rale tandis que j&apos;&#xe9;tais assise sur la pelouse devant la ferme, jouant avec un gros chat calin. Juste &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; dans la prairie un jeune poulain encore tout vacillant sur ses pattes s&apos;entrainait &#xe0; courir autour de sa m&#xe8;re. Ce n&apos;&#xe9;tait pas la premi&#xe8;re fois que je venais l&#xe0;, je viens parfois pour lire ou r&#xea;vasse au soleil, mais je n&apos;avais jamais pris la peine de demander comment s&apos;appelait cet endroit. Et maintenant j&apos;ai de nouveau oubli&#xe9; le nom de la vall&#xe9;e! Mais la bont&#xe9; de ces gens inconnus alors que j&apos;&#xe9;tais vraiment emb&#xea;t&#xe9;e, &#xe7;a je ne l&apos;oublie pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n&apos;ai toujours pas beaucoup de temps pour &#xe9;crire, tant d&apos;autres choses, autres projets, l&apos;activit&#xe9; d&apos;&#xe9;criture ne peut jamais &#xea;tre concentr&#xe9;e, r&#xe9;guli&#xe8;re, c&apos;est toujours &#xe0; la sauvette, entre deux portes. Ah, le temps du Qu&#xe9;bec, o&#xf9; je pouvais &#xe9;crire quand je voulais, tout ce que je voulais, revindra-t-il un jour? Des fois j&apos;ai peur que ma m&#xe9;moire des mots ne s&apos;efface. Je cherche dans ma t&#xea;te un mot, une citation, le nom d&apos;un objet, d&apos;un livre, d&apos;un auteur, je ne les retrouve plus, le courant ne passe pas. C&apos;est l&apos;&#xe2;ge sans doute? Pas encore Alzheimer, juste une m&#xe9;moire trop pleine qui range trop loin les choses dont elle n&apos;a pas imm&#xe9;diatement usage et parfois se trouve prise de court si on lui demande de ramener soudainement un petit mot &#xe0; la surface.&lt;br /&gt;Je me demande si le fait d&apos;avoir les mots en trois ou quatre exemplaires n&apos;encombre pas davantage la m&#xe9;moire ou si au contraire cette jonglerie permanente entretient les circuits en bon &#xe9;tat? (Je pense au fran&#xe7;ais, &#xe0; l&apos;anglais, l&apos;allemand et accessoirement l&apos;espagnol.) J&apos;ai toujours voulu poss&#xe9;der plein de mots dans plein de langues et quelquefois j&apos;ai peur de finir par en perdre1&lt;br /&gt;Mais je viens de lire dans le Monde Diplo un bel article de _Tahar ben Jelloun qui dit ressentir parfois aussi cette impression qu&apos;un mot lui &#xe9;chappe dans une langue, mais lui revient dans l&apos;autre et qu&apos;ainsi les langues se f&#xe9;condent les unes les autres, s&apos;enrichissent et se changent subrepticement peu &#xe0; peu. Il dit : On n&apos;a pas encore invent&#xe9; la police des fronti&#xe8;res pour les mots! (Ben &#xe7;a pourrait venir avec l&apos;autre andouille!) C&apos;est un article int&#xe9;ressant sur les auteurs de ce qu&apos;il ne veut pas appeler la francophonie, parce que &#xe7;a a toujours un petit relent colonial, intitul&#xe9; : &quot;on ne parle pas le francophone&quot;.&lt;br /&gt;&quot;C&apos;est mieux qu&apos;un simple m&#xe9;lange , c&apos;est du m&#xe9;tissage, comme deux couleurs, deux tissus qui composent une &#xe9;treinte d&apos;un amour infini.&quot;&lt;br /&gt;En plus, il d&#xe9;plore le manque de moyens dont souffrent les Instituts Fran&#xe7;ais &#xe0; l&apos;&#xe8;tranger, parce que la France voudrait bien continuer &#xe0; &quot;rayonner&quot; mais seulement si &#xe7;a lui co&#xfb;te rien, et je ne puis qu&apos;&#xea;tre douloureusement d&apos;accord!&lt;br /&gt;Cet article se trouve aussi dans un livre qui s&apos;appelle &quot;Pour une litt&#xe9;rature-monde&quot; qui para&#xee;tra fin mai, dont je trouve l&apos;id&#xe9;e int&#xe9;ressante parce que la litt&#xe9;rature fran&#xe7;aise me para&#xee;t bien frileuse et repli&#xe9;e sur ele-m&#xea;me.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, je lis &quot;Tess of the d&apos;Urberville&quot; en tra&#xee;nant les pieds et m&#xea;me en ruant des quatre fers. Comment peut-on traiter aussi mal une h&#xe9;roine qu&apos;on pr&#xe9;tend adorer? il n&apos;est jamais tr&#xe8;s dr&#xf4;le, Thomas Hardy, mais l&#xe0; &#xe7;a d&#xe9;passe les bornes. D&apos;un bout &#xe0; l&apos;autre du livre, il n&apos;y a pas un moment heureux. C&apos;est noir, noir, noir sans espoir, elle est coinc&#xe9;e depuis le d&#xe9;but, elle n&apos;a aucune chance de s&apos;en sortir et on dirait m&#xea;me que l&apos;auteur y prend un malin plaisir. Sadisme? Quand je veux me sentir bien, je relis Jane Austen, je peux relire cent fois, je m&apos;amuse toujours. Lui, je le lis par devoir, &#xe7;a fait des ann&#xe9;es qu&apos;il est dans ma biblioth&#xe8;que, j&apos;ai lu presque tous ses autres romans, mais l&#xe0;, malgr&#xe9; ses affirmations contraires, je le soup&#xe7;onne de hair les femmes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, encore un peu plus d&apos;une semaine et je repars dans Monmaquis... le temps passe vite. En principe on devrait aussi faire un petit tour en Italie pour voir S. qui &#xe9;tait avec nous &#xe0; Saint Jean Port Joli, alors &#xe0; plus tard des nouvelles du sud, de Marseille, de nice, de l&apos;Italie, et Ciao!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 May 2007 13:13:36 GMT</pubDate></item><item><title>Slam au caf&#xe9; Atlantik</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/04/30/4790172.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/04/30/4790172.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4790172/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/04/30/4790172.html</guid><description>&lt;p&gt;Une soir&#xe9;e slam a toujours lieu le dernier jeudi du mois au caf&#xe9; Atlantik. Avec J. et M.L., on avait depuis l&apos;&#xe9;t&#xe9; dernier le projet d&apos;y assister, mais on ne l&apos;avait jamais r&#xe9;alis&#xe9;. On avait un peu peur de se faire remarquer comme des vieux de la vieille. D&apos;ailleurs on &#xe9;tait s&#xfb;rement parmi les plus &#xe2;g&#xe9;s, mais la sc&#xe8;ne slam est tol&#xe9;rante, et un des r&#xe9;citants &#xe9;tait sans doute encore plus &#xe2;g&#xe9; que nous.&lt;br /&gt;Le caf&#xe9; &#xe9;tait plein &#xe0; ras-bord. Il fallait payer trois euros pour entrer, ce qui esr raisonnable. Le public &#xe9;tait effectivement plut&#xf4;t jeune dans l&apos;ensemble. Nous avons fini par trouver un banc (sans table) inoccup&#xe9;, assez pr&#xe8;s de la sc&#xe8;ne l&#xe9;g&#xe8;rement sur&#xe9;lev&#xe9;e o&#xf9; devaient se produire les slameurs. Comme on &#xe9;tait venus principalement pour entendre les textes, c&apos;&#xe9;tait id&#xe9;al, on a donc coinc&#xe9; nos bouteilles de bi&#xe8;re entre nos pieds, puisqu&apos;on n&apos;avait pas de table!&lt;br /&gt;Sur le site de la f&#xe9;d&#xe9;ration fran&#xe7;aise de Slam, j&apos;avais lu quelques descriptions de la mani&#xe8;re dont se d&#xe9;roule ordinairement une soir&#xe9;e slam, donc je savais &#xe0; peu pr&#xe8;s ce qui allait se passer. Le ma&#xee;tre de c&#xe9;r&#xe9;monie a pris le micro pour expliquer la proc&#xe9;dure : il distribue parmi le public cinq paquets de feuilles et cinq stylos &#xe0; cinq tables diff&#xe9;rentes qui feront ce soir-l&#xe0; office de jury. Les slameurs se sont inscrits auparavant sur la liste des participants. Ils ont au maximum sept minutes pour dire leur texte et chaque table-jury devra leur d&#xe9;cerner une note de z&#xe9;ro &#xe0; dix. Ensuite, on proc&#xe8;de au tirage au sort pour savoir l&apos;ordre de passage des slameurs. (C&apos;est important parce qu&apos;il est vrai qu&apos;&#xe0; partir du huit&#xe8;me ou neuvi&#xe8;me, on n&apos;a plus la m&#xea;me concentration d&apos;&#xe9;coute.)&lt;br /&gt;Le ma&#xee;tre de c&#xe9;r&#xe9;monie est un jeune homme tr&#xe8;s dynamique, il poss&#xe8;de de l&apos;humour et une tchatche virtuose. il commence par dire un de ses propres textes(hors concours) intitul&#xe9; WO? (o&#xf9;?), bien rythm&#xe9;, bien scand&#xe9; et aussi plein d&apos;humour.&lt;br /&gt;Mon impression g&#xe9;n&#xe9;rale &#xe0; propos des diff&#xe9;rents participants: il y a vraiment de tout, du tout-venant parmi eux et c&apos;est de nouveau la tol&#xe9;rance de la sc&#xe8;ne slam qui fait que l&apos;on accueille tout le monde, que l&apos;on applaudit tout le monde, m&#xea;me si on distribue parfois des z&#xe9;ros - assez m&#xe9;rit&#xe9;s, il faut bien le dire! - Depuis cette dame qui visiblement est totalement &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de ses pompes, mais semble avoir un terrible besoin de se faire mousser en public jusqu&apos;aux v&#xe9;ritables &quot;Pros&quot;, (pour moi, il y en a 4, sans compter le M.C.) qui font des prestations remarquables.&lt;br /&gt;Il y a aussi les &quot;po&#xe8;tes &#xe0; l&apos;ancienne&quot;, qui viennent juste dire leur texte, rim&#xe9; ou non (sur Tchernobyl, sur un clown triste) et des gens qui, &#xe0; mon avis, confondent prose et po&#xe9;sie (satire d&apos;un quartier bourgeois, pages tristounettes du journal intime d&apos;un ind&#xe9;cis, critique pseudo-intello du ph&#xe9;nom&#xe8;ne slam)&lt;br /&gt;Pour moi, les pros, c&apos;est par exemple ce Thommy qui crache ses mots et fait des bruits curieux avec sa bouche dans le micro et qui choque sans doute, parce qu&apos;&#xe0; un moment, ilmime une naus&#xe9;e vomitoire, entre deux phrases scand&#xe9;es &#xe0; un rythme hallucinant.&lt;br /&gt;C&apos;est cette jeune fille qui raconte l&apos;histoire d&apos;un amoureux infid&#xe8;le, sur un rythme haletant, entrecoup&#xe9;, elle joue son texte avec tout son corps, on est saisi, emport&#xe9; par sa gestuelle autant que par le texte.&lt;br /&gt;C&apos;est le jeune homme qui raconte avec humour comment, apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre l&#xe9;g&#xe8;rement bless&#xe9; &#xe0; la main, il imagine comment le monde entier porte son deuil apr&#xe8;s sa disparition. C&apos;est tr&#xe8;s dr&#xf4;le, enlev&#xe9;, imaginatif.&lt;br /&gt;C&apos;est enfin ce duo qui complexifie le jeu en racontant &#xe1; deux voix une histoire banale de vie dans un immeuble de banlieue. Ils se compl&#xe8;tent, se r&#xe9;p&#xe8;tent, se renvoient la balle, parlent en &#xe9;chos, forment des refrains, des mots, des phrases qu&apos;on retient.&lt;br /&gt;Je les mentionne en dernier, parce que moi, je leur aurais donn&#xe9; la palme. Mais le jury est souverain! ils n&apos;ont pas eu la premi&#xe8;re place mais &#xe9;taient tr&#xe8;s bien class&#xe9;s quand m&#xea;me. (On ne discute pas des notes donn&#xe9;es)&lt;br /&gt;Au niveau de la r&#xe9;ception, je dois dire que pour l&apos;auditeur, enfin pour moi, il s&apos;agit d&apos;un ph&#xe9;nom&#xe8;ne assez nouveau et un peu d&#xe9;routant. D&#xe9;j&#xe0;, &#xe9;couter de la po&#xe9;sie &#xe0; un rythme disons normal, c&apos;est toujours un peu dur, car on n&apos;a pas la possibilit&#xe9; de relire, de s&apos;arr&#xea;ter, de retourner en arri&#xe8;re, de s&apos;interroger, etc...&lt;br /&gt;Pendant les vacances de Paques j&apos;ai &#xe9;cout&#xe9; &#xe0; Marseille Daniel Mesguisch lire des textes de Ren&#xe9; Char. La po&#xe9;sie de Char, c&apos;est pas vraiment facile. Alors on cueille, on recueille au petit bonheur-la chance ce qui frappe l&apos;oreille, ce qui peut-&#xea;tre forme un &#xe9;cho dans notre m&#xe9;moire, des mots isol&#xe9;s, des sons peut-&#xea;tre, une phrase, une id&#xe9;e fugitive, une image fulgurante qui nous traverse et puis qui dispara&#xee;t.&lt;br /&gt;Alors l&#xe0;, c&apos;est la m&#xea;me chose, mais en plus rapide. On n&apos;a plus le temps de s&apos;arr&#xea;ter aux d&#xe9;tails. Comme aujourd&apos;hui dans tous les flots d&apos;informations qui nous atteignent, qui nous traversent, qui nous marquent ou pas, c&apos;est la rapidit&#xe9; qui prime. Il faut donc porter un jugement instantan&#xe9;. Je comprends, je comprends pas, &#xe7;a me pla&#xee;t, &#xe7;a me plait pas...&lt;br /&gt;De plus, pour &#xea;tre un slameur, il ne suffit pas d&apos;&#xe9;crire de bon textes, il faut savoir slamer, c&apos;est &#xe0; dire &#xea;tre un peu acteur, avoir une bonne pr&#xe9;sence sc&#xe9;nique, pouvoir jouer, mimer &#xe9;ventuellement le texte et &#xea;tre rh&#xe9;toriquement extr&#xe8;mement performant. Bien s&#xfb;r, on a le droit de lire son petit papier, mais celui qui vient les mains dans les poches et dit son texte sans h&#xe9;siter impressionne bien davantage.&lt;br /&gt;Comme je l&apos;avais lu sur le site, il s&apos;agit d&apos;un tournoi, les quatre meilleurs ayant le droit de dire un autre texte, mais je l&apos;avoue, on est partis &#xe0; la fin du premier round, mis K.O par le bruit d&apos;enfer de la musique pendant les pauses et entr&apos;actes et surtout par la fum&#xe9;e &#xe9;paisse, auxquels nous, pauvres cinquantenaires, ne sommes plus habitu&#xe9;s...&lt;br /&gt;J&apos;oubliais: celui qui dit un texte a droit &#xe0; une bi&#xe8;re gratuite!&lt;br /&gt;Mon impression d&apos;ensemble: j&apos;&#xe9;tais vraiment tr&#xe8;s contente d&apos;avoir assist&#xe9; pour de vrai &#xe0; une session de slam, tout ce qui avait &#xe9;t&#xe9; dit sur la convivialit&#xe9;, la bonne humeur, la tol&#xe9;rance de ce genre de manifestation, je l&apos;ai vraiment retrouv&#xe9; l&#xe0;. J&apos;ai entendu des textes moyens, mais aussi de tr&#xe8;s bons. Bref une exp&#xe9;rience positive, et la preuve que les jeunes, certains jeunes, ont encore une ma&#xee;trise tout &#xe0; fait remarquable de leur langue (ici l&apos;allemand) et une aptitude &#xe0; jouer avec qui me pla&#xee;t bien. Tout cela me semble plut&#xf4;t positif.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voil&#xe0;, j&apos;aurai quand m&#xea;me r&#xe9;ussi &#xe0; &#xe9;crire une fois au mois d&apos;avril!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Apr 2007 14:45:52 GMT</pubDate></item><item><title>Troubadour...</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/17/4338936.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/17/4338936.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4338936/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/17/4338936.html</guid><description>&lt;p&gt;Un apr&#xe8;s-midi de cette semaine, je descendais du Centre Culturel o&#xf9; je venais de faire trois kilos de photocopies - (c&apos;est le jour o&#xf9; je fais le grand &#xe9;cart intellectuel; le matin j&apos;explique &#xe0; des &#xe9;tudiantes l&apos;existentialisme, le structuralisme, la nouvelle critique et la nouvelle vague, et l&apos;apr&#xe8;s-midi, j&apos;explique en fran&#xe7;ais aux instits comment on fabrique des pompons) - quand j&apos;ai entendu quelqu&apos;un qui chantait et qui jouait de la guitare sur la place de la cath&#xe9;drale. Je me suis dit que je connaissais cette voix mais je ne savais plus quand et o&#xf9; je l&apos;avais entendue la derni&#xe8;re fois. Il y avait un peu de soleil ti&#xe8;de et donc plein d&apos;Allemands sur la terrasse des caf&#xe9;s, bien qu&apos;il fasse encore frisquet. Je suis rest&#xe9;e un moment &#xe0; l&apos;&#xe9;couter, ce guitariste qui chantait de sa belle voix un peu &#xe9;raill&#xe9;e par les cigarettes: &quot;I&apos;m in love with her and I feel fine&quot;. De loin, je n&apos;&#xe9;tais pas tout &#xe0; fait s&#xfb;re de l&apos;avoir reconnu. &#xc7;a faisait tellement longtemps! Mais quand m&#xea;me, cette voix, cette guitare... Alors, j&apos;ai attendu qu&apos;il finisse et je pensais &#xe0; la chanson de Joni Mitchell: &quot;And he played real good for free&quot;... ensuite, je l&apos;ai observ&#xe9; tandis qu&apos;il passait avec son chapeau entre les tables, et tout &#xe0; coup, il m&apos;a vue aussi, m&apos;a fait un signe puis il est venu vers moi et je lui ai demand&#xe9; : Tu me reconnais? &quot;Oui, tu es la copine &#xe0; J.!&quot; (bon, c&apos;est toujours mieux que rien!)&lt;br /&gt;Je lui ai dit que je l&apos;avais reconnu &#xe0; sa voix et &#xe0; sa guitare. On a bavard&#xe9; un peu, il a demand&#xe9; des nouvelles de J., l&apos;artiste,que je lui ai donn&#xe9;es et je lui ai dit que je travaillais juste au dessus de la place o&#xf9; il jouait (et donc travaillait aussi). Mais il voulait &#xe0; pr&#xe9;sent continuer son tour de terrasse avec son chapeau pendant que les touristes &#xe9;taient encore l&#xe0; et bien dispos&#xe9;s &#xe0; son &#xe9;gard. En me quittant il m&apos;a lanc&#xe9; : &quot;Ah, c&apos;est g&#xe9;nial, nous sommes toujours jeunes!&quot;, avec son grand sourire, son bel accent anglais et ses yeux clairs commes des aigues-marines scintillant au soleil.&lt;br /&gt;Comme une hirondelle qui aurait refait mon printemps.&lt;br /&gt;Oui, Ronny, je l&apos;ai connu peu apr&#xe8;s avoir rencontr&#xe9; J. ( donc &#xe7;a va faire bient&#xf4;t trente ans!). Il &#xe9;tait alors amoureux fou d&apos;une belle jeune femme brune un peu distante et ses yeux clignotaient comme les lumi&#xe8;res des sapins de Noel quand il pronon&#xe7;ait son nom. D&#xe9;j&#xe0; &#xe0; cette &#xe9;poque il gagnait sa vie en jouant de la guitare dans les rues et je crois qu&apos;il aimait bien cette vie de saltimbanque, qu&apos;il aimaiit surtout, par dessus tout, sa musique. Il allait souvent dans les villes suisses pour jouer parce que &#xe7;a payait mieux disait-il. Sporadiquement, on le voyait de nouveau &#xe0; F. Mais l&#xe0;, &#xe7;a faisait bien au moins douze ans que je ne l&apos;avais plus vu. Il a si peu chang&#xe9;. Un peu de gris dans ses boucles blondes,quelques rides de plus au coin des yeux quand il sourit et une peau fragile d&apos;Anglais, un peu rougie par les intemp&#xe9;ries, mais toujours semblable &#xe0; lui-m&#xea;me.&lt;br /&gt;Combien de temps encore, nous, les petits cousins des Beatles ferons-nous encore les fous dans les rues en chantant qu&apos;on est toujours jeunes et amoureux?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A part cela, il me reste une semaine avant de regagner Monmaquis, je commence &#xe0; sentir l&apos;air de la libert&#xe9; et je piaffe d&apos;impatience. Cela va faire bient&#xf4;t six mois que nous n&apos;y sommes plus all&#xe9;s et c&apos;est vraiment tr&#xe8;s long. Alors si vous n&apos;entendez pas parler de moi pendant un certain temps, c&apos;est qu&apos;on n&apos;aura pas de connection internet l&#xe0;-bas, je ne sais pas encore si on peut brancher le beau MacBook sur la ligne t&#xe9;l&#xe9;phonique...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 17 Mar 2007 15:02:57 GMT</pubDate></item><item><title>Les Elfes et le r&#xea;ve europ&#xe9;en</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/06/4224818.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/06/4224818.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4224818/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/03/06/4224818.html</guid><description>&lt;p&gt;Oui, oui,oui, les jonquilles sortent, j&apos;ai vu la lumi&#xe8;re du soleil br&#xfb;ler &#xe0; travers les p&#xe9;tales jaunes ou violets des crocus; les perce-neige sont presque fan&#xe9;s, d&apos;ailleurs ils n&apos;ont pas eu beaucoup de neige &#xe0; percer, les p&#xf4;vres!&lt;br /&gt;Tout &#xe0; coup, j&apos;entrevois la possibilit&#xe9; pochaine d&apos;aller inspecter le printemps de Monmaquis et de reprendre enfin pied apr&#xe8;s ces successions de vagues d&#xe9;ferlantes de microbes qui me laissent groggy et KO au fond de mon lit. Quoique, &#xe0; pr&#xe9;sent, c&apos;est J. qui est au lit avec une sale grippe probablement, donc, les microbes s&apos;&#xe9;tant de nouveau introduits dans la maison, il serait &#xe9;tonnant que j&apos;y &#xe9;chappe!&lt;br /&gt;Escapisme:&lt;br /&gt;J&apos;ai relu cet hiver le &quot;Seigneur des anneaux&quot; en entier. Entre deux, je lorgnais aussi sur les DVD pour contr&#xf4;ler &#xe0; quel point le metteur en sc&#xe8;ne s&apos;en &#xe9;tait tenu &#xe0; l&apos;histoire de base. C&apos;est vraiment pas mal, mises &#xe0; part quelques dramatisations injustifi&#xe9;es des rapports entre les protagonistes. (Sinon, &#xe7;a ne &quot;marcherait &quot; pas au cin&#xe9;ma, je suppose?) Par exemple entre Frodo, Sam et Gollum. Frodo n&apos;a jamais renvoy&#xe9; Sam. Faramir non plus ne se montre pas aussi m&#xe9;chant qu&apos;il le para&#xee;t dans le film. Gimli le nain n&apos;est pas non plus le clown qui fait rigoler tout le monde...&lt;br /&gt;Ce qui me manque aussi dans le film - mais &#xe7;a, je suppose que c&apos;est in&#xe9;vitable - ce sont toutes les p&#xe9;riodes de d&#xe9;tente, les moments o&#xf9; il se passe peu de choses, o&#xf9; ils se racontent des histoires, se chantent des chansons anciennes, o&#xf9; il n&apos;y a pas de tension dramatique, o&#xf9; c&apos;est plut&#xf4;t dr&#xf4;le et d&#xe9;tendu. Des passages comme cela, il y en a beaucoup dans le livre. On a le temps de respirer, de s&apos;impr&#xe9;gner de ce monde bizarre et enchant&#xe9;. Parall&#xe8;lement, j&apos;ai lu pour la premi&#xe8;re fois &quot;The Silmarilion&quot; qui est en quelque sorte le prologue de l&apos;histoire et toute une cosmogonie, une gen&#xe8;se, une cr&#xe9;ation du monde tout &#xe0; fait originale de Tolkien. Iluvatar et ses pens&#xe9;es qui deviennent des entit&#xe9;s, qui &#xe0; leur tour cr&#xe9;ent une musique engendrant les diff&#xe9;rents &#xe9;l&#xe9;ments du monde... c&apos;est g&#xe9;nial d&apos;avoir imagin&#xe9; tout cela. Ce livre est beaucoup plus difficile &#xe1; lire parce qu&apos;en fait il s&apos;agit de fragments que Tolkien n&apos;avait pas l&apos;intention de publier et le style en est aussi totalement diff&#xe9;rent, on se croirait vraiment dans la Gen&#xe8;se, dans l&apos;Iliade ou l&apos;Odyss&#xe9;e, parfois aussi dans les l&#xe9;gendes celtiques. J&apos;adore le monde de Tolkien. Je finis toujours par y croire presque, par y &#xea;tre quasiment, dans ce monde r&#xea;v&#xe9;, ma &quot;willing suspension of disbelief&quot; (arr&#xea;t volontaire de non-croyance?) fonctionne parfaitement. Je ne crois pas &#xe0; la bible, mais &#xe0; Valinor, the Eldars, the &quot;first-born of Iluvatar&quot;, c&apos;est &#xe0; dire les Elfes, oui, je les vois tr&#xe8;s bien.&lt;br /&gt;C&apos;est curieux: je n&apos;aime plus les romans, parce que je n&apos;arrive plus &#xe0; y croire, je pr&#xe9;f&#xe8;re les biographies, les autobiographies et m&#xea;me &#xe0; la rigueur les livres d&apos;histoire, mais l&#xe0;, je marche &#xe0; fond! Tant qu&apos;&#xe0; faire qu&apos;&#xea;tre dans la fiction, autant que ce soit totalement fictionnel!&lt;br /&gt;Ce qui est aussi bizarre, c&apos;est qu&apos;en m&#xea;me temps, pour ne pas d&#xe9;coller compl&#xe9;tement des r&#xe9;alit&#xe9;s terrestres, je lis Jeremy Rifkin, &quot;Le r&#xea;ve europ&#xe9;en&quot;, une analyse de l&apos;espoir port&#xe9; selon lui par la tentative de construction europ&#xe9;enne en opposition au r&#xea;ve d&#xe9;pass&#xe9; et moribond de la civilisation am&#xe9;ricaine, et je me prends &#xe0; retrouver des phrases, des id&#xe9;es similaires dans les deux livres.&lt;br /&gt;La fiction totale et l&apos;analyse tr&#xe8;s s&#xe9;rieuse de la situation contemporaine par un professeur d&apos;&#xe9;conomie qui a &#xe9;t&#xe9; longtemps le conseiller de Romano Prodi!&lt;br /&gt;Qu&apos;est-ce qui a pu me faire penser au &quot;Seigneur des Anneaux &quot; dans ce bouquin?&lt;br /&gt;Peut-&#xea;tre quand Rifkin parle des trois stades de la conscience humaine? Chez Tolkien il y a aussi the ancient World,celui des dieux, the new World, celui des Elfes, des Hobbits, des nains et des hommes, et the World to come,o&#xf9; il n&apos;y aura plus que les hommes, quand les Elfes auront quitt&#xe9; Middle Earth et que les rois et les hommes devront se d&#xe9;patouiller tout seuls.&lt;br /&gt;Selon Rifkin, le r&#xea;ve europ&#xe9;en, ce serait de vivre en harmonie avec la terre, sans concurrence entre ses habitants sans exploitation d&#xe9;raisonnable des ressources en cr&#xe9;ant un r&#xe9;seau d&apos;entraide et d&apos;&#xe9;quilibre entre les peuples. Le monde qui doit commencer apr&#xe8;s la d&#xe9;faite de Sauron, c&apos;est ainsi qu&apos;ils l&apos;esp&#xe8;rent aussi, les habitants de Middle Earth!&lt;br /&gt;J. Rifkin est Am&#xe9;ricain. Les Am&#xe9;ricains sont optimistes, donc Rifkin est optimiste. Son livre est passionnant par toutes les r&#xe9;flexions et questions qu&apos;il suscite. J&apos;aime bien aussi qu&apos;il dise tout le bien qu&apos;ilpense de l&apos;Europe, mais en m&#xea;me temps, je n&apos;arrive pas &#xe0; &#xea;tre totalement persuad&#xe9;e, surtout &#xe0; chaque fois que j&apos;ouvre un journal ou que j&apos;&#xe9;coute la radio...&lt;br /&gt;A mon avis, il y aura toujours un Sauron quelque part pour vouloir tout garder pour lui ou bien tout d&#xe9;molir!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd&apos;hui j&apos;ai re&#xe7;u dix exemplaires du recueil de po&#xe9;sie bilingue que j&apos;ai traduit et o&#xf9; figurent deux de mes po&#xe8;mes. Allez, je le dis : je suis tr&#xe8;s fi&#xe8;re de moi!!!!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Mar 2007 15:08:29 GMT</pubDate></item><item><title>Carnaval???</title><dc:creator>catherineb</dc:creator><link>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/02/06/3921001.html</link><category>Journal</category><comments>http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/02/06/3921001.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://catherineb.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3921001/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://catherineb.canalblog.com/archives/2007/02/06/3921001.html</guid><description>&lt;p&gt;C&apos;est un peu difficile, le Blog, quand il ne se passe rien de tr&#xe8;s sp&#xe9;cial. soit je commente des livres, films que j&apos;ai lus/vus et &#xe7;a fait un peu t&#xe9;l&#xe9;rama, ou j&apos;ai soudain une id&#xe9;e g&#xe9;niale sur la vie et l&apos;univers &#xe0; communiquer, mais ceci est extr&#xe8;mement rare...&lt;br /&gt;En fait, ma pens&#xe9;e tourne beaucoup autour de la vieillesse et de la mort, comme c&apos;est le sujet du prochain num&#xe9;ro de la faute &#xe0; Rousseau, mais comment parler de cela? Il y a eu la nouvelle de la mort de J. qui m&apos;a profond&#xe9;ment affect&#xe9;e. Jacqueline B., Ursula E., Jacques B... je les revois souvent dans ma t&#xea;te avec un beau viage souriant. Est-ce que les morts sourient?&lt;br /&gt;Entre temps, il y a de la vie qui est arriv&#xe9;e aussi, une petite ni&#xe8;ce de 2,9 kilos, brune et mate de peau, n&#xe9;e le m&#xea;me jour que ma fille. 2,9 kilos d&apos;espoir. Elle, elle pourrait voir l&apos;an 2100! 93 ans, c&apos;est jouable, aujourd&apos;hui. Mais pour nous, c&apos;est tout &#xe0; fait injouable.&lt;br /&gt;Qu&apos;est-ce que je lis? A Strasbourg, avant le vernissage de Charles K., j&apos;ai trouv&#xe9; dans une librairie les po&#xe8;mes de Sylvia Plath &quot;Winter trees&quot; et &quot;Crossing the water&quot; en &#xe9;dition bilingue. &#xc7;a me facilite &#xe9;norm&#xe9;ment la compr&#xe9;hension, car son langage po&#xe9;tique est tr&#xe8;s &#xe9;labor&#xe9; et des mots me manquent parfois. Ma terrible petite Sylvia, ma compagne depuis mes 20 ans et quelques, mon &#xe9;ternelle jeunette de 30 ans, mais transperc&#xe9;e en perrmanence par la pr&#xe9;monition de sa mort prochaine.&lt;br /&gt;Je lis aussi &quot;La touche &#xe9;toile&quot; de Benoite Groult qui aurait d&apos;apr&#xe8;s mes calculs 87 ans. Alors l&#xe0;, oui, on peut parler de vieillesse. Vit-elle encore? J&apos;&#xe9;coute peu la radio, je n&apos;ai plus de t&#xe9;l&#xe9; et pas beaucoup de temps pour les journaux..&lt;br /&gt;Benoite vaillante qui demande &#xe0; appuyer sur la touche pour interrompre la conversation si celle-ci perdtrop sa saveur. Une belle m&#xe9;taphore, saisie imm&#xe9;diatement. Mais quand? Quand est-ce qu&apos;on se dit &quot;allez, j&apos;ai assez v&#xe9;cu, je m&apos;en vais &quot;dignement&quot;? comment rester digne si on cr&#xe9;ve de trouille? Si on n&apos;a aucune illusion sur la &quot;survie&quot;?&lt;br /&gt;Elle mentionne aussi le film &quot;Mare adentro&quot; que par hasard(?) j&apos;ai vu aussi r&#xe9;cemment. Ok., 20ans clou&#xe9; au lit, en remuant seulement la t&#xea;te, on doit vraiment en avoir assez. M&#xea;me si on vole en r&#xea;ve vers la mer. En hiver je r&#xea;ve presque chaque nuit de la mer, de plages, de rochers, de chemins que je descends pour trouver des anses et des criques. Des paysages de mer totalement inconnus, totalement invent&#xe9;s, jamais les m&#xea;mes. Quelquefois, la mer s&apos;est retir&#xe9;e, j&apos;arrive toute d&#xe9;&#xe7;ue aupr&#xe8;s d&apos;une c&#xf4;te ass&#xe9;ch&#xe9;e. D&apos;autres fois, je suis dans un bateau tr&#xe8;s fr&#xea;le ou trop rapide, je d&#xe9;rive sur l&apos;eau &#xe0; toute vitesse et j&apos;ai peur. Une fois, je marchais sur une sorte de chemin, b&#xe2;ti comme les &quot;piers&quot;, les jet&#xe9;es anglaises, mais beaucoup plus &#xe9;troit et qui s&apos;avan&#xe7;ait infiniment loin dans la mer et quand je me suis retourn&#xe9;e, je ne voyais plus que de l&apos;eau tout autour de moi. Dans les r&#xea;ves, les bords de mer me plaisent, mais &#xea;tre sur l&apos;eau m&apos;angoisse parce que j&apos;ai l&apos;impression de l&apos;imminence d&apos;un engloutissement.&lt;br /&gt;Das Meer in mir, la mer en moi, moi en la mer, beau film ni larmoyant ni m&#xe9;lodramatique. Pourtant n&apos;avoir plus ni bras ni jambes, seulement une t&#xea;te qui pense, qui se souvient, sent, voit et entend, certes, mais qui ne bougera plus jamais, je n&apos;arrive m&#xea;me pas &#xe0; imaginer, moi qui &#xe9;tais d&#xe9;j&#xe0; tellement triste d&apos;avoir simplement perdu momentan&#xe9;ment mon odorat.&lt;br /&gt;Enfin, dans un registre plus joyeux, j&apos;ai vu &quot;Quand la mer monte&quot; (marrant comme tout cela tourne plus ou moins autour du m&#xea;me th&#xe8;me, en fait) avec Yolande Moreau qui est une actrice superbe dans une belle histoire d&apos;amour.&lt;br /&gt;Le Nord, ses plaines infiniment tristes, ses industries mourantes, son manque de lumi&#xe8;re, mais aussi ses belles plages interminables, ses dunes blondes balay&#xe9;es par le vent, ses gens simples qui aiment faire la f&#xea;te, ses g&#xe9;ants et ses ducasses. Il reste un peu du Nord en moi, sauf que je n&apos;aime pas le Carnaval, ni celui du Nord, ni celui qui s&apos;appr&#xea;te &#xe0; d&#xe9;ferler sur l&apos;Allemagne.. Je suis contente de ne pas avoir de t&#xe9;l&#xe9; pour deux raisons en ce moment : j&apos;&#xe9;chappe au Carnaval &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9; allemande et au cirque pr&#xe9;sidentiel, &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9; fran&#xe7;aise - ce qui revient peut-&#xea;tre au m&#xea;me??? -&lt;br /&gt;Voil&#xe0;, j&apos;esp&#xe8;re que je ne rends pas mes potentiels lecteurs trop tristes avec mes histoires? Sinon j&apos;aurai plus de lecteurs... faut jamais parler de la mort.... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Feb 2007 15:46:23 GMT</pubDate></item></channel></rss>